SECTION DU PARTI SOCIALISTE D'ENSISHEIM

lundi, novembre 27, 2006

En 2006 je m'inscris

En 2006 je m'inscris pour voter et battre la droite en 2007

dimanche, novembre 26, 2006

Motion de la section de Guebwiller

Georges FRÊCHE, ça suffit !




La section de Guebwiller a proposé le vote d'une motion à l'encontre de Georges FRÊCHE, lors du dernier Conseil fédéral.
Cette motion a été adoptée à la majorité.

Nous espérons que le National oeuvrevra dans ce sens. Il est intolérable qu'un socialiste puisse tenir des propos racistes et nauséabonds comme le fait Monsieur Frêche.

Corinne Degeorges

La motion

Ce mercredi 15 novembre, alors qu'il présidait un Conseil d'Agglomération, Georges Frêche président socialiste de la région Languedoc-Roussillon a déclaré :"Dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les Blancs sont nuls".
Ces propos sont intolérables et on ne peut que dénoncer cette approche raciste et incompatible avec les valeurs socialistes, de la gauche et de la République.

La Fédération du Parti Socialiste du Haut Rhin, demande au Secrétaire National et au bureau National de prendre position sur la déclaration raciste de Monsieur Frêche.
Monsieur Frêche est un habitué des ces frasque racistes et nauséabondes.
La Fédération du Parti Socialiste du Haut Rhin demande l'éviction pure et simple de Monsieur Frêche du Parti Socialiste .






2007 l'année des élections

Année 2007 : Elections présidentielles et législatives

Ne soyez pas négligents ! Assurez-vous que vous êtes bien inscrits sur la liste électorale de votre commune !

L'inscription sur les listes électorales doit se faire à la mairie du domicile avant le 31 décembre 2006 pour pouvoir participer aux scrutins de 2007 .

Les listes électorales sont révisées en fin et en début d'année. Les citoyens ont jusqu'au 31 décembre pour que leur demande d'inscription ou de modification soit prise en compte. Les personnes ayant déménagé au cours de l’année sont particulièrement concernées par cette démarche. Les jeunes fêtant leurs 18 ans en cours d'année sont quant à eux inscrits d'office. Il leur est toutefois conseillé de vérifier que leur inscription a bien été effectuée en mairie.

Ségolène Royal désignée candidate du Parti Socialiste pour 2007



Après plusieurs semaines de débats, les militants socialistes ont fait leur choix.
Ségolène Royal a obtenu l'investiture et sera donc la candidate de notre Parti pour les élections présidentielles.
Un résultat clair et sans appel puisqu'elle a obtenu 60,62% des voix, devant Dominique Strauss-Kahn 20,83% et Laurent Fabius 18,54%.
Par sa participation massive, le Parti Socialiste a montré sa force et sa détermination.

Aujourd'hui, il y a les déçus, les heureux, mais quoiqu' il en soit, l'objectif doit être le même pour tous, battre Sarkozy et cette droite arrogante qui a mis la France dans une situation désastreuse.

J'invite tous les militants à se rassembler autour de notre candidate pour que 2007 soit l'année de la Victoire du Parti Socialiste.

Corinne DEGEORGES
Secrétaire de Section

samedi, octobre 28, 2006

MAM-E le point sur les aides sociales

L'Alsace 27 octobre 2006



À la sortie de la réunion, les délégués du personnel de MAM-E ont informé les salariés venus s'informer

Social MAM-E : le point sur les aides
Le sous-préfet André Varcin a organisé une réunion d'information, hier matin, à la Régence d'Ensisheim, en compagnie des délégués du personnel, du député Michel Sordi et des maires des communes qui comptent plus de cinq employés de l'entreprise.
La liquidation judiciaire de l'entreprise se poursuivant, le sous-préfet de Guebwiller André Varcin a jugé indispensable d'informer les salariés sur les aides qu'ils sont en droit d'espérer. En ouvrant la séance, il a rappelé en quelques phrases l'histoire de l'entreprise créée par des Japonais, cédée à des Italiens — la déconfiture de ces derniers en Italie avec la faillite de CSI — vendue à Hayet, une entreprise qui a son siège aux Îles Vierges et qui a entretenu un climat de confiance chez le personnel et mobilisé les salariés, les gardant dans l'illusion jusqu'au dépôt de bilan. Le sous-préfet a évoqué le travail de la liquidatrice, Anny Harquet. La liquidation ayant été prononcée « faute de liquidités, de trésorerie », le personnel ne peut espérer autre chose que les conditions légales de licenciement. De ce fait, une cellule de reclassement a été mise en place et il a été décidé en préfecture que les mairies prendraient en compte les cas les plus difficiles.

Des aides ponctuelles
André Varcin a de suite précisé qu'il ne pourrait s'agir que d'aides ponctuelles justifiées, et pas d'une indemnité forfaitaire, ni même de prêts relais. Pour ces derniers, seules les banques sont compétentes. Par ailleurs, l'aspect économique du problème n'a pas été écarté : « Il faut mettre en oeuvre toutes les forces du territoire pour revitaliser le bassin d'emploi », a-t-il déclaré. « Le plus embêtant, c'est que cette fermeture s'inscrit dans une crise beaucoup plus vaste dans le département, une crise à laquelle on ne s'attendait pas, a ajouté Michel Sordi qui a affirmé qu'«ont tout de suite été contactés le CAHR, l'ADA et l'AFII pour proposer des repreneurs, sans qu'il y ait eu des réponses positives jusqu'à ce jour ». Un éventuel redémarrage de l'outil de travail avec l'encadrement n'a pas pu être retenu, le directeur commercial étant passé à la concurrence en Allemagne, et sans service commercial fort, le redémarrage a toutes les chances d'être voué à l'échec. En revanche, le groupe Vivendi s'est engagé à mettre des moyens importants sur trois sites en France, dont celui de Cernay – Thann, auquel seraient intégrés Guebwiller, Soultz et Ensisheim. Ce soutien par des fonds privés va permettre à tout projet d'installation ou d'extension de bénéficier rapidement d'aides sous forme de subventions, de prêts ou de cautions bancaires. Par ailleurs, la cellule de revitalisation va se coller au Pays Rhin Vignoble Grand Ballon afin qu'Ensisheim puisse être concernée. Quelques lueurs d'espoirs proviennent également de l'une ou l'autre entreprise de la région en extension. Le maire d'Ensisheim Michel Habig a enfin rappelé qu'il avait, avec le député Michel Sordi, demandé au ministre de l'Économie de diligenter une enquête financière sur le déroulement de la faillite : « On ne passe pas en trois mois d'une phase de développement et d'euphorie à la fermeture et à la liquidation. » Il a invité les personnes en grande difficulté à ne pas traîner pour constituer un dossier. Les interventions se feront dans la plus stricte confidentialité, même au niveau du Département, a précisé Jacques Bordone, directeur du service de la solidarité au conseil général. Éliane Ludwig, secrétaire générale de la CGT, s'est dite étonnée que l'argent public puisse être utilisé pour aider les entreprises et pas pour les salariés victimes de patrons qui ne jouent pas leur rôle. Elle attache beaucoup d'importance à la cellule de reclassement et a demandé une réflexion sur la manière d'y accueillir les salariés, d'autant que ceux-ci ont déjà subi un gros choc psychologique du fait de leur licenciement.

Salaires garantis
André Varcin a évoqué un système de relais après le licenciement, en principe pour le 3 novembre, des salariés protégés qui n'auront donc plus la capacité d'assurer ce rôle. Les centrales syndicales pourraient prendre ce relais, sans cependant la moindre certitude quant aux contacts : les salariés licenciés risquent de rester chez eux. À Ensisheim, la ville mettra une salle à leur disposition pour se réunir dans les anciens locaux de la Croix-Rouge, dès qu'ils auront été quelque peu réhabilités. Michel Sordi a défendu l'implication des municipalités dans l'accueil d'entreprises : « Cela se fait ailleurs. Ne pas le faire fragiliserait les chances. » Mais il a aussi souhaité des sanctions contre celles qui ne joueraient pas vraiment le jeu, soulignant qu'il était intervenu pour que les primes versées fassent l'objet de remboursements. Concernant les salaires restant à verser, des assurances ont été données : tout marche selon les règles. Les AGS, assurances garanties de salaires, ont été mobilisées. Les salaires de septembre ont été versés. Ceux d'octobre le seront avant le 30 pour la période allant jusqu'au 17. Ils seront complétés par la CRP (cellule de reclassement professionnel). Restent en suspens le cas des salariés protégés et la date de versement des indemnités de licenciement, vraisemblablement avant le 30 novembre. À la sortie de la Régence, les délégués du personnel ont rendu compte de la réunion à la vingtaine de salariés qui les attendaient sur la place de l'Église, tant sur les demandes d'aides que sur les perspectives de reclassement.

Jean-Marie Schreiber

dimanche, octobre 22, 2006

Porcherie, nouveaux recours en contentieux

Il est à noter que Monsieur Sordi était présent le mercredi à la Préfecture de Colmar pour y rencontrer le Secrétaire Général à propos de la Porcherie, mais la veille, il était absent de la délégation reçue par le Sous-Préfet concernant les salariés de MAM-E !!

L'Alsace 20 octobre 2006

Porcherie Nouveaux recours en contentieux
Le préfet du Haut-Rhin n'a pas donné de suite favorable à la demande de recours gracieux déposée par la commune de Munchhouse. Rappelons que cet arrêté définissait les conditions d'exploitation de la porcherie, un projet qui soulève l'indignation de la population locale et des environs (nos précédentes éditions). Les maires de Rustenhart, Roggenhouse, Hirtzfelden et Munchhouse regroupés au sein du Syndicat des eaux de Munchhouse, ainsi que Michel Sordi, député et Paul Noehringer, président de l'association « Hardt Environnement » ont été reçus mercredi par Bernard Roudil secrétaire général de la préfecture qui a confirmé cette décision. Bernard Roudil a par ailleurs précisé que la Sarl Kaibacker a introduit un recours en annulation contre l'arrêté préfectoral, contestant notamment le phasage de l'exploitation. (N.D.L.R. dans ce phasage, il était prévu 3 280 places pendant les deux premières années, alors que le tribunal administratif de Nancy avait donné son accord pour 5 000 places.) Dans ce même communiqué transmis hier, le maire de Munchhouse, Alex Graber, explique que maintenant la commune va introduire les recours contentieux nécessaires. Elle se fera assister de deux spécialistes de la question, Me le Briero, avocat à Paris, spécialiste en droit public et en droit de l'environnement et Pierre Boyer, juriste spécialisé également en droit de l'environnement et particulièrement en matière d'installations agricoles. Ex-secrétaire général de l'association Eaux et rivières de Bretagne, ce dernier est réputé pour son combat contre le développement de ce type d'élevage industriel en Bretagne. « S'agissant du plan d'épandage des lisiers, notons la défection d'un exploitant agricole, retirant de fait plus de 79 hectares de surfaces d'épandage », conclut le maire de Munchhouse. À noter également que les opposants organisent une opération « escargot » le samedi 21 octobre et appellent tous ceux qui soutiennent leur action à être présents dès 8 h 30 au carrefour Kaibacker.

M.M.

MAM-E : Ne les oublions pas !

Samedi 14 octobre, une délégation de membres du Parti Socilaiste s'est rendue sur le site de l'usine MAM-E afin d'y rencontrer les différents représentants syndicaux et délégués du personnel.
La sénatrice Patricia schillinger, Catherine Hoffarth première secrétaire fédérale du Haut-Rhin, Catherine Trautmann député européen, Antoine Homé maire de Wittenheim et conseiller régional, Corinne Degeorges secrétaire de la section du PS d'Ensisheim faisaient partis de cette délégation.
Etant donné l'urgence de la situation, il a été proposé :
- D'alerter Monsieur le Préfet
- De réunir une table ronde composée des différents acteurs
- D'adresser des courriers aux maires et CCAS des différentes communes concernées
-Catherine Trautmann a également dit qu'elle contacterait le Directeur régional du Travail pour qu'il veille à la cohérence des réponses apportées par les organismes et collectivités aux salariés.

Les membres du PS soutiennent les salariés dans leur détresse sociale et morale extrême. Des salariés qui se disent démunis et abandonnés de tous, face aux agissements de leurs "patrons voyous".
Ils déplorent que la population d'Ensisheim et des environs soit restée muette et absente lors des manifestations.
Il est en effet regrettable que nos concitoyens se sentent si peu concernés par le désarroi et les difficultés que rencontrent les employés de MAM-E.
Cependant, étant donné la conjoncture actuelle dans notre région, nul n'est à l'abri d'un prochain licenciement. La solidarité aurait été de mise dans une telle situation.

Mardi 17 octobre, après la rencontre avec le Sous-Préfet à la Préfecture de Colmar, les
salariés ont manifesté à nouveau leur désespoir en allumant des palettes devant l'entreprise afin d'attirer l'attention de leurs concitoyens. Malheureusement, ils n'étaient que peu nombreux à être venus les soutenir.
Une dizaine de voitures pour défiler dans les rues d'Ensisheim ce jour là, plus de deux cents voitures pour manifester contre la porcherie de Munchhouse. Nous pourrions penser que la population se sent davantage concernée par les problèmes liés à son environnement que par la précarité et le désespoir qui touchent leurs concitoyens.

A croire que le mot "SOLIDARITE" ne fait plus partie de notre vocabulaire !

Corinne Degeorges secrétaire de section


Article de l'alsace du 15 octobre 2006

Social La détresse des salariés de MAM-E

Quasiment à bout physiquement et moralement, les salariés de MAM-E
ont reçu hier matin à Ensisheim une délégation d'élus du Parti
socialiste pour leur exprimer leur écoeurement et leur désarroi
devant une situation qui, à leurs yeux, a été provoquée
volontairement par les dirigeants de l'entreprise.
C'est peut-être le dernier baroud des salariés de MAM-E. Leur plus
grande crainte, c'est de retomber dans l'anonymat d'ici peu, lorsque
les feux de l'actualité seront braqués sur d'autres événements.
Certes, depuis une dizaine de jours, depuis que l'affaire a été
présentée au public et que le tribunal a ordonné la mise en
liquidation judiciaire de l'entreprise, ils sont très sollicités.
Mais qu'en sera-t-il demain, lorsqu'ils auront encore besoin de
soutien, puisque c'est alors seulement que les difficultés réelles
vont surgir, prêtes à broyer plus de 180 personnes dont le seul tort
est d'avoir fait confiance à des dirigeants qu'ils qualifient de «
maffieux », d'avoir consenti des sacrifices au niveau des salaires et
du travail qui, maintenant, se retournent contre eux ?
Ecoeurement

Tout cela, ils l'avaient déjà dit vendredi à Charles Buttner et
Michel Habig au siège du conseil général à Colmar. Ils l'ont redit
hier matin dans les locaux de l'usine à une délégation du Parti
socialiste composée de Catherine Trautmann, députée européenne,
Patricia Schillinger, sénatrice du Haut-Rhin, Antoine Home,
conseiller régional, Catherine Hoffarth, première secrétaire fédérale
du PS, et Corinne Degeorges. Ils ont aussi dit leur écoeurement de
voir ainsi sacrifiée une usine qui avait tout pour vivre
correctement : du matériel performant, un savoir-faire, une clientèle
fidèle, des commandes assurées pour des mois. Il ne manquait que
l'argent que les repreneurs avaient promis d'injecter, ce qu'ils
n'ont malheureusement pas fait, préférant créer une nouvelle
entreprise concurrente quelque part en Italie. Ils étaient d'autant
plus écoeurés qu'ils avaient entendu leur directeur financier leur
dire avec un large sourire « qu'il avait retrouvé du travail dès le
1er novembre prochain », et, qui plus est, dans l'entreprise qui
l'avait licencié auparavant. Ils ont déploré que, samedi dernier, la
télévision régionale ait accordé à la manifestation contre
l'implantation d'une porcherie à Munchhouse et à la présence des élus
à cette manifestation, plus d'intérêt qu'à leur manifestation pour la
défense et la sauvegarde de 163 emplois à Ensisheim, à quelques
kilomètres seulement. Ils ont dit leur écoeurement de pâtir de toutes
les failles du système, qui font que les possibilités de reprises
sont très compromises : « On a arrêté de produire, a précisé Rémy
Kauffmann, délégué du personnel, nos clients se sont tournés vers
d'autres fournisseurs ; nos machines sont en partie en leasing, les
autres sont la propriété de Hayet ». Ils ont dit leur écoeurement
devant l'attitude du ministère du Travail qui n'a pas daigné répondre
au message qu'ils lui avaient transmis. Ils ont regretté que tout se
soit fait dans la précipitation : « On ne nous a pas donné le temps
de nous organiser. Nous avons dû faire en une semaine ce qui,
ailleurs, se fait en plusieurs mois ». Ils ont déploré le manque de
cohérence entre les réponses faites à leurs questions d'une part par
l'inspecteur du travail, d'autre part par la liquidatrice, Anny
Harquet, des réponses totalement à l'opposé. Ils ont déploré d'être
pratiquement obligés, sans possibilité de choix, d'opter pour la CRP,
la cellule de reclassement professionnel, ce qui leur laisse en gros
trois mois pour retrouver du travail, trois mois pendant lesquels ils
toucheront 80 % de leur salaire brut. Ensuite, ce seront 70% pendant
encore cinq mois et ensuite, la galère totale… Les indemnités de
licenciement ne devraient leur être versées que dans deux à trois
mois. Quant aux salariés protégés, qui ont été contraints de voter
leur propre licenciement, il leur a été conseillé « de travailler
bénévolement pour continuer à informer et défendre leurs collègues
» ! Les élus socialistes n'avaient évidemment pas de solution miracle
à leur apporter, pas plus que les autres élus qu'ils avaient déjà
rencontrés. Patricia Schillinger leur a cependant fait savoir qu'avec
Jean-Marie Bockel, elle avait alerté le ministre Jean-Louis Borloo.
Elle a conseillé aux personnes licenciées de se mettre en rapport
avec le CCAS (Centre communal d'action sociale) de leur commune dès
le début de la moindre difficulté financière, sans attendre qu'il ne
soit trop tard. A l'issue de cette réunion qui a duré plus de deux
heures, les élus socialistes ont promis d'alerter le préfet du Haut-
Rhin afin de mettre en oeuvre une table-ronde réunissant tous les
acteurs concernés, ainsi que l'ont souhaité les salariés. Sur
proposition de Catherine Trautmann, ils contacteront aussi le
directeur régional du Travail pour qu'il veille à la cohérence des
réponses apportées par les organismes et collectivités aux salariés.
Enfin, ils informeront les maires et les CCAS des communes de
résidence des salariés de leur situation précaire.

Nos sénateurs socialistes se mobilisent pour MAM-E

Jean-Marie Bockel et Patricia Schillinger, sénateurs du Haut-Rhin, ont adressé un courrier au ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement, Monsieur Jean-Louis Borloo.
Ils dénoncent les nombreuses fermetures d'entreprises dans notre région et le nombre incessant de personnes licenciées. Ils lui demandent d'agir de toute urgence face à cette catastrophe économique qui touche notre département.

REPUBLIQUE FRANÇAISE

Le 11 octobre 2006

N/Réf. : JMB/PS/FM/2006.104


Monsieur le Ministre,

Permettez-nous d’attirer votre attention sur la situation du secteur industriel du département du Haut-Rhin particulièrement alarmante, dans un contexte de ralentissement général de l’activité économique, situation qui entraîne d’importantes vagues de licenciements.

Cette grave situation nous conduit à réagir. Nous déplorons une activité qui a perdu pas moins de 4.177 emplois en 2005 et la baisse semble, malheureusement, se poursuivre, puisqu’on assiste à la quatrième liquidation en un mois.

La dernière en date, l’entreprise MAM-E (Manufacturing Advanced Media Europe) sise à Ensisheim (68190) licencie actuellement 172 salariés, malgré un carnet de commande fourni. Cette usine, l’une des dernières en Europe à fabriquer des CD et DVD vierges, intervient dans le département, après le licenciement de 191 salariés chez Dalphimetal à Cernay (68700), 75 salariés chez Thouvale à Fessenheim (68740) et 209 salariés chez Cadence Innovation à Burnhaupt (68520).

Au-delà de ces chiffres très préoccupants pour la région et angoissants pour tous les salariés alsaciens, il s’agit de réagir impérativement à ces fermetures successives d’usines et d’intervenir également sur les moyens de pérenniser les emplois existants dans le bassin haut-rhinois.

La vive émotion suscitée par ces situations dramatiques nous conduit à mettre en œuvre toutes les mesures réalisables pour relancer le secteur industriel sur le territoire et à trouver des solutions rapides sur le délicat reclassement des salariés licenciés.

Nous avons été interpellés par les salariés licenciés sur la fermeture précipitée de ces usines, salariés qui se sont sentis abandonnés lâchement à ses usines paralysées, sans concertation, sans aucune information, créant des sentiments d’injustice compréhensibles.

Nous sommes, sans réserve, solidaires des salariés licenciés et des familles touchés qui refusent d’être, une fois de plus, les principales victimes de la course à la productivité, alors que les investisseurs ont déposé le bilan après avoir obtenu des subventions publiques lors de l’installation et bénéficient encore de larges profits. Malheureusement, les gains de productivité sont rarement redistribués au personnel qui a pourtant largement contribué au fonctionnement de l’entreprise.


…/…


Nous lançons un appel à la responsabilité des pouvoirs publics, afin de mener, ensemble, une réflexion approfondie si l’on souhaite offrir du travail aux générations futures. Quelles sont les négociations à mener pour relancer la machine économique ? L’Etat ne peut abandonner les régions confrontées à des problèmes économiques, problèmes qui vont bien au-delà de nos frontières.

Nous sommes indéniablement confrontés à une menace concurrentielle de taille avec le marché de l’Asie et il est indispensable, voire vital, d’adapter nos entreprises au regard de cette concurrence démesurée.

Cette concurrence asiatique ne trouve-t-elle aucune réponse appropriée ? Que pouvons-nous entreprendre pour contrer cette compétition économique ? Une réponse politique est inéluctable et il est légitime pour les salariés -confrontés à ces plans sociaux- qu’ils sentent que les élus, les responsables politiques et plus globalement l’Etat, s’intéressent à leur sort et à leur avenir professionnel.

Il convient de réagir rapidement face à ces difficultés économiques graves et pour cette raison, nous sollicitons votre bienveillance, afin d’obtenir une entrevue, à votre convenance, pour évoquer l’avenir du tissu économique haut-rhinois et envisager, en collaboration avec les forces vives du département, des réponses pertinentes à apporter pour redynamiser l’industrie alsacienne, face aux réalités économiques et aux nouveaux défis mondiaux.

L’urgence est réelle dans le département. Pour cette raison, nous vous prions de bien vouloir soutenir, avec nous, les personnes licenciées et trouver, avec nous, les solutions appropriées pour maintenir une économie dans le département.

Nous vous remercions, par avance, pour toute l’attention que vous porterez à ce dossier particulièrement sensible et restons dans l’attente de votre réaction.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l'expression de notre haute considération.






Jean-Marie BOCKEL Patricia SCHILLINGER





Monsieur Jean-Louis BORLOO
Ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement
139, rue de Bercy
75572 PARIS CEDEX 12

Le Haut-Rhin durement frappé par les fermetures d'entreprises

L'Humanité

Enquête
Haut-Rhin. Autopsie d’un massacre industriel

Emploi . Dans le Haut-Rhin,en moins de deux mois, près de 3 000 emplois ont été supprimés ou se trouvent menacés à brève échéance dans tous les secteurs industriels. En douze exemples, l’Humanité passe au crible cette hécatombe emblématique d’une lame de fond qui traverse toute la France.

Mulhouse (Haut-Rhin), envoyés spéciaux.

Chez Dalphimétal - 191, chez Peugeot - 771, chez Amural - 86, etc. Il y a au moins deux secteurs qui pètent la forme dans le Haut-Rhin : les requins de la finance et les vautours du reclassement. Les seconds prétendent endiguer la crue qu’alimentent les premiers. Une crue ? Une hémorragie, longtemps invisible à l’oeil nu mais qui perce à présent au grand jour... Chaque semaine apporte son lot de mauvaises nouvelles : d’après un décompte réalisé à partir des seules annonces effectuées depuis le 1er septembre, près de 3 000 postes sont en passe d’être supprimés, ou sont menacés de l’être à brève échéance (lire ci-après nos zooms sur 12 entreprises). À la guerre comme à la guerre, toutes les armes de destruction massive des emplois circulent librement dans le Haut-Rhin : délocalisations rampantes ou brutales, restructurations permanentes par la non- reconduction des précaires, par le non-remplacement des départs à la - retraite, par les tractations individuelles conduisant à des « démissions négociées » ou par le harcèlement des salariés malades (nombreux dans le secteur très pénible de l’automobile), procédures de redressement ou de liquidation judiciaires transformant, dans certains cas, les tribunaux de commerce en blanchisseurs des dettes, externalisations permettant de reporter une partie exponentielle des coûts de main-d’oeuvre sur des sous-traitants étranglés, montages d’usines en carton-pâte pour la chasse aux fonds publics, cessions à des fonds d’investissement qui feront, le cas échéant, le sale boulot des licenciements...

À la CGT, qui organisera une manifestation « pour l’emploi » à Mulhouse le 26 octobre, Éliane Lodwitz voit la région comme « un laboratoire » : « On est la petite tache bleue sur la carte, relève la secrétaire départementale du syndicat. Il y a, et c’est tout un symbole, des gens au revenu minimum d’activité (RMA) chez Peugeot... Il faut faire de plus en plus de profits pour les actionnaires, et de plus en plus vite. Ça ne peut pas durer comme ça : un pays sans industrie meurt au bout du compte, car ce qui se passe aujourd’hui tire tout le monde vers la précarité dans les services et dans le commerce. Si rien ne vient entraver cette spirale, on va se retrouver comme aux États-Unis où les gens font la queue devant les magasins pour mendier des petits boulots. » Porte-parole de la CFDT, Étienne Rué observe une « crise structurelle » : « On a vécu sur nos acquis d’industrie manufacturière, mais forcément cela tourne à notre désavantage quand les industriels disparaissent du paysage et qu’on ne développe pas la recherche. » Même constat à la CFTC : « Malgré toutes les restrictions que les groupes imposent aux salariés, notre département subit, après en avoir été préservé pendant longtemps, le contrecoup de la mondialisation, fait valoir Alain Kauffmann, son responsable dans le Haut-Rhin. Les délocalisations se généralisent et nous n’avons presque plus de sièges sociaux sur notre territoire... »

La maison brûle et la droite, traditionnellement hégémonique dans les environs, regarde ailleurs. Chez MAM-E, proie facile de quelques bandits en col blanc, Carole Gull (FO) et Vanessa Biehler (CGT) se rappellent dans un haut-le-coeur la visite éclair des élus locaux de l’UMP après leur expéditive liquidation judiciaire : « Ils nous ont dit de ne pas trop nous en faire, puis ils ont filé à Munchhouse à une manifestation contre l’installation d’une porcherie, et là on les a vus à la télé prendre publiquement une position très ferme. Comme si 172 ouvriers de MAM-E ne valaient même pas le coup de sang qu’ils réservent aux cochons ! »Thomas Lemahieu Reportage photos Pierre Pytkowicz




enquête
Tous les coups sont permis

Peugeot Mulhouse Restructuration, 771 postes en CDD et en intérim supprimés (sur 11 500 salariés).

Annoncé à la fin de septembre, sur fond d’accélération des délocalisations vers la République tchèque, le plan de « relance » du constructeur automobile PSA prévoit, au-delà de la fermeture de son usine de Ryton (Grande-Bretagne), la suppression de 7 000 à 8 000 emplois en France. Dans sa citadelle de Mulhouse, comme ailleurs dans l’Hexagone, Peugeot ne devrait procéder à aucun licenciement sec ; en revanche, tous les autres coups paraissent permis : non-reconduction de tous les contrats précaires (230 CDD et 541 intérimaires), externalisation ou filialisation de certaines activités, non-remplacement des départs à la retraite et, via des « médecins-flics » - selon un sobriquet syndical -, chasse systématique aux salariés malades ou handicapés afin de distribuer les mises à pied en vue d’un licenciement pour faute lourde, ou de les contraindre à reprendre le boulot en ravalant leurs souffrances.

« Le projet de PSA, c’est, comme l’a dit son PDG Jean-Martin Folz, de faire tourner notre usine à 110 %, avec au moins les mêmes charges de travail, mais avec 6 000 salariés et non plus 12 000, décortique Vincent Duse, délégué syndical CGT de Peugeot Mulhouse. On ne prévoit aucune baisse de production, mais on sabre dans les effectifs. Cela ne peut se faire que sur le dos des salariés, c’est inacceptable ! 303 millions d’euros de bénéfice net, et le groupe utilise cet argent contre l’emploi ! Nous revendiquons aujourd’hui un plan de préretraite qui permettrait de laisser partir les salariés usés par des années de labeur pénible et d’embaucher tous les précaires, mais pour l’heure la direction fonce à toute allure dans une direction diamétralement opposée... » Trésorière du syndicat CGT, Myriam Schmitz travaille au ferrage, un des secteurs les plus menacés. « Avant, ça grouillait dans les ateliers, se rappelle-t-elle. Mais maintenant, il y a des coins qui sont complètement déserts. Nous étions 2 000 ; l’objectif, c’est de descendre à 500 au ferrage. La direction procède à un harcèlement des malades pour les licencier ou les remettre de force au travail. Alors que c’est Peugeot qui crée ces maladies ! Mais cela va encore au-delà quand, au moindre défaut sur une pièce, les gars sont convoqués et voient les mises à pied pleuvoir. Tous les prétextes sont décidément bons pour réduire les effectifs... »

Au nom du pèze, du fric et du Saint-Peugeot

Cadence Innovation (Burnhaupt-le-Haut) Liquidation judiciaire avec continuation d’activité pour trois mois, 220 emplois menacés (sur 220).

Coincés entre le marteau de son donneur d’ordres et l’enclume de ses actionnaires, les 220 salariés alsaciens de Cadence Innovation - un nom aux petits oignons, n’est-ce pas, avec ses promesses de tendinites et autres troubles musculo-squelettiques, mais il paraît qu’en anglais, ça sonne bien - ont vraiment de quoi se faire du mouron... Tout comme, il faut le savoir au passage, leurs 1 145 collègues sur les trois autres sites de l’équipementier automobile en France (Vernon dans l’Eure, Noeux-les-Mines dans le Pas-de-Calais et Pouancé dans le Maine-et-Loire).

En 1999, Venture, contrôlé exclusivement par le financier américain Larry Winget, rachète le groupe allemand Peguform qui possède ces quatre usines en France. En 2002, la justice allemande engage une procédure pour banqueroute qui, par ricochet, met une première fois les sites français en situation de redressement judiciaire. À la dernière minute, Larry Winget arrive au tribunal de commerce avec un plan de continuation qui prévoit une recapitalisation à hauteur de 32 millions d’euros et un remboursement des dettes à l’horizon 2007. L’Américain emporte le morceau et, à Burnhaupt-le-Haut, on comprendra plus tard les raisons de cet acharnement : Larry Winget est aujourd’hui poursuivi par la justice américaine pour avoir détourné 314 millions de dollars dans les multiples entreprises du groupe Venture. Jean-Luc Faller, secrétaire du comité d’entreprise, dévoile un pan du système : « D’une société du groupe à l’autre, Winget faisait des marges énormes en nous vendant, par exemple, les moules pour les pare-chocs. C’est une pure histoire de magouille ! » En octobre 2005, après les échos du scandale, le groupe est racheté par un pool de grosses banques internationales et rebaptisé à cette occasion Cadence Innovation. Le 21 septembre dernier, le tribunal de commerce d’Évreux (Eure), où se trouve le siège social de la filiale française du groupe, a engagé une procédure de liquidation judiciaire avec continuation d’activité pour trois mois, renouvelable une fois. « Contrairement aux engagements pris en 2002, la recapitalisation de l’entreprise n’a été effectuée qu’à moitié, détaille Jean-Luc Faller. Mais aujourd’hui les banques qui nous ont rachetés et parmi lesquelles on compte des monstres financiers comme le Crédit suisse ont refusé de mettre les 16 millions manquants et préféré nous faire courir le risque d’une liquidation judiciaire automatique. À Burnhaupt-le-Haut, notre usine gagne de l’argent. Pour les salariés, c’est écoeurant de finir dans les pinces du tribunal de commerce parce que les banques veulent en profiter pour laver des dettes qui ne représentent rien à côté de leurs profits gigantesques. »

Sur l’autre front, industriel, Cadence Innovation qui, à Burnhaupt-le-Haut, travaille aujourd’hui à 100 % pour PSA, en subit les conséquences. « Tous les ans, alors que le prix des matières premières explose, Peugeot nous ordonne de baisser les prix de 2 % ou 3 %, explique Tahouri Toufir, délégué syndical CGT. Au bout de cinq ans, on a perdu 12 % à la vente pour le donneur d’ordres, mais PSA nous intime d’augmenter la productivité. » Avant la liquidation judiciaire, un plan de suppression de 66 emplois était engagé depuis le printemps. « C’est une mesure qui nous frappe, nous, mais qui est entièrement due aux erreurs du constructeur automobile, complète Jean-Luc Faller. On investit des dizaines de millions d’euros pour nous adapter aux commandes du client, la voiture, la Peugeot 1007 par exemple, ne marche pas comme prévu et c’est nous qui nous retrouvons sur la paille... Dans ces conditions, les sous-traitants se piègent eux-mêmes et comme toujours, on demande aux salariés de payer les pots cassés. »

Le petit rapace va sortir

Fotolabo Club (Algolsheim) Restructuration après cession, 60 emplois supprimés (sur 147).

Cédée pour une bouchée de pain par le groupe de distribution suisse Valora, en avril dernier, à des investisseurs allemands répertoriés au Luxembourg, ce laboratoire de développement de photos par correspondance pour les particuliers va voir son effectif divisé par deux, ou presque, au début de novembre. Victime du déclin de l’argentique ? La nouvelle direction a annoncé un plan social fin septembre. « On était plutôt contents de voir ce nouveau propriétaire arriver, raconte Gabrielle Pêcher, déléguée syndicale CFDT. Comme, chez Valora, ils ne connaissaient rien au métier, ils nous ont fait prendre beaucoup de retard sur le numérique et ils ont commis de grosses erreurs stratégiques. Les Allemands ont promis des investissements et ils les réalisent. En fait ils voulaient nous apporter de nouveaux marchés en nous transformant en sous-traitant d’un hard-discounter, mais l’opération vient de capoter. C’est ce qui provoque ce plan de suppression de 60 emplois. » À Algolsheim, l’inquiétude est palpable : « Tout le monde s’attendait à une restructuration, reprend la syndicaliste, mais pas de cette ampleur ! On doit vérifier que, parmi les 60 postes supprimés, il n’y en a pas qui sont déterminants pour l’avenir du site. En fait, on a très peu de temps : si on ne trouve pas d’autres marchés dans les six prochains mois, la pérennité de l’entreprise est compromise. »

Un procédé d’évaporation

Rhodia (Mulhouse) Restructuration, 48 postes supprimés (sur 120).

Depuis 2002, à travers trois restructurations successives, une centaine d’emplois ont déjà disparu sur le site. Et, dans toutes les têtes, la fermeture de l’usine dans les faubourgs de Mulhouse paraît désormais programmée, sinon inéluctable. La multinationale de la chimie a annoncé le rachat de Rhodia Pharma Solutions (sa branche synthèse pour la pharmacie) par l’indien Shasun, mais cette opération ne prévoit que la cession des produits et des procédés, et non celle du personnel et des installations. D’après les engagements pris par la direction devant les syndicats, les 48 salariés licenciés début 2007 à Mulhouse devront être reclassés à Chalampé, dans l’autre site du groupe sur le département. Et pour les 70 postes restants, dédiés à l’activité agrochimique, aucune garantie de maintien à brève échéance : « La direction nous dit qu’elle n’a aucune visibilité pour le moment, relève Marcel N’Go, délégué CGT. Les contrats pour l’agrochimie arrivent à échéance en 2008 et, même sans ça, il est difficilement envisageable que, demain, les ateliers tournent à 50 % de leurs capacités. Les gens se sentent complètement laissés pour compte. » Le syndicaliste croit déceler une manoeuvre de grande ampleur : « Quand on voit le groupe se délester de toutes ses filières bénéficiaires, tout en tentant de trancher dans le vif pour redresser les activités peu rentables, on est en droit de se demander si Rhodia ne veut pas vendre tout son patrimoine et disparaître du secteur industriel. Après tout, le groupe n’a-t-il pas été créé pour se débarrasser de la chimie lourde de Rhône-Poulenc ? »

Les précaires sur la sellette

Sony (Ribeauvillé) Fin de contrats en avril 2007 pour les portables et les autoradios, 450 intérimaires et 200 CDD potentiellement menacés (sur 1 400 salariés).

À ce rythme-là, c’est du yo-yo : le groupe Sony qui vient de fêter ses vingt ans d’implantation dans le Haut-Rhin emploie, après trois restructurations, 820 salariés en CDI (contre 1 600 à la grande époque) et 650 précaires. « L’établissement est en surchauffe », se félicitait début septembre le directeur général de l’usine. « C’est sûr qu’aujourd’hui on est très chargés, confirme Évelyne Zimmermann, déléguée CFTC, mais on a de gros points d’interrogation pour l’avenir. On a une très forte activité sur les téléphones portables, mais la production doit s’arrêter en avril prochain car les contrats entre Sony et Ericsson ne vont pas au-delà. Idem pour les autoradios que nous fabriquons. Confiante, la direction nous répond qu’elle transférera les postes sur d’autres activités, mais ça n’est pas aussi simple, il y a quand même des compétences spécifiques. Comme on a presque un salarié précaire pour un fixe, il y a de quoi penser qu’ils risquent de passer à la trappe... »

Pressions à flux tendu

Faurecia (Pulversheim) Restructuration « en douce », 30 départs négociés (sur 560 salariés).

Comme chez Behr France à Rouffach (d’après la CGT de l’entreprise, 40 démissions négociées sur 1 300 salariés) et à l’instar du groupe PSA, à la fois son donneur d’ordres et son actionnaire majoritaire, l’équipementier automobile Faurecia restructure discrètement en flux tendu par les « départs volontaires » et par le harcèlement des absents pour maladie ou accidents du travail. « On n’a pas les mêmes "marges" de manoeuvres que Peugeot sur l’intérim et sur les CDD, remarque Franck Lauro, délégué CGT, mais dans la conception d’un employeur, on n’a jamais vu une boîte rester avec une trop faible charge de travail par rapport à son personnel. On a du mal à suivre les opérations parce qu’on n’est pas invité à assister aux démissions "choisies", mais il y a eu au moins 30 départs depuis le début de l’année. Mais il y a plus grave : on tourne avec un taux d’absentéisme entre 10 % et 15 % et, du coup, une part des charges salariales sont dévolues à la Sécu. La direction met une pression phénoménale sur les salariés qui reviennent après un accident de travail. Parfois, du jour au lendemain, on s’aperçoit que des gars ont disparu des effectifs. En termes d’image de marque, le groupe veut, semble-t-il, éviter le coût symbolique et financier d’un plan social, mais il détruit quand même pas mal de postes ces derniers temps. » Dernière menace dans l’air à l’usine de Pulversheim : la suppression pure et simple de l’ultime équipe de nuit. « On ne voit pas trop comment ça pourrait se faire sans impact sur l’emploi, résume Dominique Wolff, syndicaliste CGT. Sous les coups de boutoir de Peugeot, la direction joue avec le temps, mais si notre tour arrive, ça va saigner chez nous. »

Des têtes ou sa main à couper

Peugeot Motocycles (Dannemarie) Création d’un joint-venture avec Qingqi et transfert de production en Chine, 250 emplois potentiellement menacés (sur 300).

Depuis l’annonce, le 4 octobre, du transfert en Chine de la production de scooters 50 cm3, via un partenariat avec l’industriel Qingqi, et du maintien en France des seuls 125 cm3, ça sent le souffre pour les deux usines françaises de Peugeot Motocycles qui emploient 1 100 personnes au total - à Mandeure, l’un des berceaux du groupe dans le Doubs, pour l’assemblage, et à Dannemarie pour les moteurs. « C’est le pari du haut de gamme avec une part de risque », a finalement admis, le 12 octobre, devant les élus locaux, Gérard Pressouyre, PDG du constructeur de scooters. Dans le Haut-Rhin, les salariés peinent à croire ce transfuge du groupe SEB qui, à ce titre, doit en connaître un rayon en matière de délocalisation. « Cela va faire très-très mal, craint Lionel Morais, délégué syndical CGT. Si on arrête la production de moteurs pour les 50 cm3 à Dannemarie, on nous retire 80 % de la production actuelle. Pour le moment, fabriquer les 125 cm3, ça donne du boulot à 50 salariés sur les 300 que compte l’usine, et pas un de plus ! » Très inquiets, les ouvriers adressent ces jours-ci la même lettre individuelle à leur PDG. Elle s’achève par une requête poignante : « Je vous demande par écrit la garantie que mon emploi n’est pas menacé et que mon entreprise ne fermera jamais ses portes à Dannemarie et Mandeure. »

Esclaves à la découpe

Amural (Richwiller) Redressement judiciaire, 86 salariés licenciés (sur 160).

Pas mal camouflée, difficile à trouver à l’écart de la route qui traverse la zone industrielle de Richwiller, cette entreprise agroalimentaire (découpe et préparation de volailles) n’intéresse guère les journalistes de la presse locale. Pas une ligne écrite sur la procédure de redressement engagée depuis mai-juin, pas un mot sur les 86 licenciements qui viennent d’y tomber. Comme souvent dans le secteur des abattoirs, le personnel est choisi avec soin selon un critère : sa docilité présumée et, en tout cas, sa vulnérabilité. Des Turques, trop organisées aux yeux de la direction, ont été remplacées par des femmes originaires d’Asie du Sud-Est, qui sont aujourd’hui mises à la porte... Silence, on vire ! « C’est très obscur, regrette un syndicaliste qui suit la procédure avec l’inspection du travail. Une partie de la production serait partie en Pologne et plus de la moitié des salariés sont virés, mais il est particulièrement compliqué d’organiser les choses dans l’entreprise. »

Des morts à crédit

MAM-E (Ensisheim) Liquidation judiciaire avec fermeture immédiate,172 emplois supprimés (sur 172).

« Quand un patron déménage toutes les machines pendant les vacances de ses salariés, ça fait un tollé, constate Carole Gull, déléguée syndicale FO. Mais quand il organise la démolition de nos emplois au grand jour, personne ne conteste. Et nous, c’est vrai, on a été un peu con : tout était planifié et on n’a rien vu venir. » Jours de colère sur la terre brûlée de MAM-E, en liquidation judiciaire depuis le 3 octobre : nouvel épisode rocambolesque du feuilleton « les patrons-voyous ne meurent jamais ». Un peu à l’instar de Daewoo en Lorraine, la boîte de fabrication de CD ressemble à une de ces « usines tournevis » qui, après la fermeture des mines de potasse dans le Haut-Rhin, devaient à coups de fonds publics « revitaliser » le territoire et permettre l’emploi de « cas sociaux » - selon la terminologie officielle rapportée par les salariés -, en l’occurrence beaucoup de femmes seules avec des enfants à charge. Il y a un mois, l’ANPE du coin proposait encore des postes à pourvoir chez MAM-E. Le 17 octobre, tout le monde a été licencié... Dans une semaine ou deux, que restera-t-il ? Une brume de cendres, des larmes aux yeux.

En 2002, une fois remplie son obligation d’exploiter cinq ans l’usine d’Ensisheim, monnayée en 1997 contre l’argent public (plusieurs centaines de milliers d’euros), le groupe japonais Mitsui prend la poudre d’escampette et cède à CSI, qui sera liquidé en Italie à la fin de 2005. Mais en juin 2006, Hayet Business, filiale d’un holding financier suisse enregistrée aux Îles Vierges britanniques, rachète. Sur le moment, l’espoir renaît devant les promesses d’investissements... Mais, les salariés le découvriront un peu tard, la coquille est vide. Pis ! Ce « repreneur » siphonne carrément la boîte : pendant trois mois, il vend les stocks à prix cassés en Inde et il relance la production pour l’expédier immédiatement dans l’entreprise naissante de la femme de l’ex-patron italien. Et le 3 octobre, il reste 7 000 euros dans les caisses et quelques machines en location : aucun « trésor de guerre » pour payer les créanciers, et rien de rien pour les ouvriers naufragés. « C’est le capitalisme à l’état pur, dénonce Vanessa Biehler, déléguée du personnel CGT. On nous a menti depuis des mois. On pouvait attendre un plan social ou même un redressement judiciaire, mais là, on nous liquide purement et simplement ! Il n’y a rien dans les caisses. On partira avec les clopinettes du minimum légal et, dans la région, comme on bat le record des records des destructions d’emplois, je ne vois pas trop comment on va nous retrouver du boulot ! »

La liesse est finie

Albemarle et Millennium (Thann) Incertitudes après une reprise et avant une cession, 400 emplois en péril (sur 541).

Promise à une fermeture définitive annoncée en avril dernier, Albemarle, enclavée sur 80 hectares dans la ville, a au terme de quatre mois de mobilisation pu être sauvée. Fin août, un fond d’investissement allemand - International Chemical Investors Gmbh (ICIG) - a repris l’usine chimique et promis de conserver les 271 emplois actuels. Une bonne nouvelle, certes, parmi les catastrophes industrielles, mais une incertitude demeure sur un site qui existe depuis 1808... Et elle est de taille : « Albemarle utilisait deux technologies particulières pour le chlore et le brome, observe un bon connaisseur du dossier. Or, depuis la mi-août, le repreneur a fait savoir que le brome, qui mobilise près de la moitié des postes, ne l’intéressait pas. Toute la filière pourrait être supprimée et cela aurait des conséquences en matière d’emploi. Pour l’heure, le fond d’investissement allemand promet de mettre de l’argent si les pouvoirs publics lui versent des subventions. Une fois passée la liesse de l’annonce de la reprise, on risque de déchanter en voyant, comme ailleurs, des investisseurs sucer l’argent et une fois qu’ils ont tiré ce qu’ils voulaient, filer à l’anglaise... » Dans l’usine Millennium qui partage le site de Thann avec Albemarle et qui emploie environ 270 salariés, la direction vient, à la mi-septembre, de faire savoir que le groupe américain Lyondell voulait se débarrasser de sa filiale et que, comme celle du Havre (Seine-Maritime), l’usine était à vendre.

Du jour... sans lendemain

Thouvale (Fessenheim) Liquidation judiciaire avec fermeture immédiate, 75 salariés mis à la porte (sur 75).

Tout a disparu à une vitesse ! Partis installer chez des clients le matériel anti-incendie qu’ils fabriquent, une poignée de salariés reviennent début septembre, la puce à l’oreille : aux péages, les cartes bancaires de l’entreprise ne passent plus. Puis, quand même, les salaires du mois d’août toujours pas versés le 10 septembre ? Mais il n’y a pas de comité d’entreprise, pas de syndicat, pas d’information au personnel chez Thouvale. Le 19 septembre, lors de l’audience au tribunal de commerce, le patron se défausse sur ses salariés de ses erreurs de gestion (les carnets de commande étaient remplis), il les insulte copieusement - des « incompétents », des « pas sérieux » - et la justice tranche : liquidation immédiate. Dehors, les 75 chaudronniers et tuyauteurs ! Venu les épauler en voisin, Guy Klein, responsable CGT à la centrale nucléaire, raconte : « Le ciel leur est tombé sur la tête. Avec les salariés, on a occupé la boîte pour éviter un déménagement et puis, tout le monde a été viré. Quelques semaines après, tout est vide sur place. On cherche un repreneur, mais il n’y a rien de précis. »

Quatre saisons en enfer

Dalphimetal, Cernay Fermeture en décembre 2006, 191 emplois supprimés (sur 191).

Valérie Stoecklin, déléguée CGT, a remis la main sur un document intéressant : c’est un tableau qui présente les équipements automobiles (airbags et volants) produits par le groupe espagnol Dalphimétal, qu’il faut comparer à la gamme appartenant à l’américain TRW. « Quand ils nous ont rachetés en octobre 2005, les Américains n’avaient pas d’ouverture chez PSA, relate-t-elle. Un an plus tard, ils nous rayent de la carte, mais ils ont pris pied chez Peugeot et ils gardent le marché. Comme sous-traitant, notre production était à 86 % dépendante de PSA, mais ils peuvent désormais envoyer impunément les machines et les procédés en Pologne, en Espagne ou au Portugal... » Dans les rangs syndicaux, une autre explication, plus prosaïque, aux desseins de TRW circule : il s’agissait au fond d’embrasser un concurrent pour mieux l’étouffer...

À un niveau moindre que l’autre usine française de Dalphimétal (Spria, à Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées), le site de Cernay a touché, lors de son rachat par TRW, près 250 000 euros d’aides publiques. Mais dès novembre 2005, la dégringolade vers la délocalisation discrète commence : chômage partiel à l’hiver, restructuration programmée avec 80 emplois supprimés au printemps et fermeture décidée à la fin de l’été. Et puis cet automne, vingt jours de grève, qui s’achèvent dans la douleur en ce début d’octobre. « Le gros problème, c’est de négocier avec un patron allemand qui travaille à Madrid, pour une entreprise espagnole contrôlée par un groupe américain, témoigne encore la syndicaliste. Ces gens, ils sont à 2 000 kilomètres de nous et ils n’en ont rien à faire ! » Au bout de la négociation sur le plan de fermeture, les syndicats ont, malgré tout, arraché une indemnité « supra-légale » de licenciement de 20 000 euros, mais sans prise en compte de l’ancienneté. À l’intérieur de l’usine de Cernay, certains salariés enragent et, de manière un peu désordonnée, refusent de reprendre la production comme si de rien n’était jusqu’à la fermeture... Histoire d’ajouter le chantage au cynisme, la direction de Dalphimétal menace à présent de déposer le bilan : « Il faut produire, on a des commandes à honorer avant de disparaître », intime-t-elle en substance aux récalcitrants.

MAM-E : les employés en détresse totalement oubliés

Libération

La maison brûle et la droite, traditionnellement hégémonique dans les environs, regarde ailleurs. Chez MAM-E, proie facile de quelques bandits en col blanc, Carole Gull (FO) et Vanessa Biehler (CGT) se rappellent dans un haut-le-coeur la visite éclair des élus locaux de l’UMP après leur expéditive liquidation judiciaire : « Ils nous ont dit de ne pas trop nous en faire, puis ils ont filé à Munchhouse à une manifestation contre l’installation d’une porcherie, et là on les a vus à la télé prendre publiquement une position très ferme. Comme si 172 ouvriers de MAM-E ne valaient même pas le coup de sang qu’ils réservent aux cochons ! »

Thomas Lemahieu

La maison brûle et la droite, traditionnellement hégémonique dans les environs, regarde ailleurs. Chez MAM-E, proie facile de quelques bandits en col blanc, Carole Gull (FO) et Vanessa Biehler (CGT) se rappellent dans un haut-le-coeur la visite éclair des élus locaux de l’UMP après leur expéditive liquidation judiciaire : « Ils nous ont dit de ne pas trop nous en faire, puis ils ont filé à Munchhouse à une manifestation contre l’installation d’une porcherie, et là on les a vus à la télé prendre publiquement une position très ferme. Comme si 172 ouvriers de MAM-E ne valaient même pas le coup de sang qu’ils réservent aux cochons ! »

Thomas Lemahieu

La Porcherie de Munchhouse toujours à l'ordre du jour

l'Alsace 22/10/06
Munchhouse Opération escargot contre la porcherie

Quelque deux cents véhicules ont participé hier matin à l'opération escargot organisée pour protester contre le projet de construction d'une porcherie industrielle.
L'association « Hardt Environnement » continue son action pour faire interdire la construction d'une porcherie industrielle à Munchhouse. Après avoir été reçu en préfecture, avec plusieurs maires, (voir notre édition du 20 octobre et ci-contre) qui n'a rien changé, Paul Noehringer, président de l'association avait sonné le « rassemblement de ses troupes » ainsi que les nombreux sympathisants pour une seconde action. Près de deux cents voitures se sont retrouvées sur le lieu d'implantation future de la porcherie et se sont dirigées vers la ferme « Saint-Georges » à Issenheim, propriété agricole du principal investisseur du projet Kaibacker. Au cours de leur circuit, les manifestants ont fait plusieurs tours en ville à Ensisheim, certains d'avoir respecté la vitesse limite de 30 km/h, avec voiture sono et distribuant leur pétition. Ils se sont ensuite retrouvés sur la D 20 à l'entrée du chemin qui mène à la ferme « Saint-Georges » où plusieurs panneaux de contestation ont été posés et où ont eu lieu les discours de quelques intervenants. On a pu constater que la mobilisation est toujours présente et qu'elle va bien au-delà des frontières du village de Munchhouse mais concerne toute la Hardt. Cette association compte déjà cent cinquante membres après seulement un mois d'existence. « Si le dossier n'avance pas, d'autres actions seront entreprises, mais nous nous réunirons en comité pour les définir » a annoncé serein Paul Noehringer mais avec beaucoup de conviction.

Principal actionnaire
« La ferme Saint-Georges est la principale actionnaire du projet Kaibacker, a-t-il précisé. Sur les cinq cents parts de la société, quatre cent vingt-cinq sont détenues par la ferme Saint-Georges, une société dont le principal actionnaire est Mme Marquet qui détient 60 % des parts et dont le siège social est en Bretagne ». « On retrouve bien les investisseurs bretons qui veulent s'implanter en Alsace » a conclu le président Noehringer. Comme celle du 7 octobre, cette manifestation s'est déroulée dans le calme et sans incident, parfaitement sécurisée par la gendarmerie qui avait, pour l'occasion, utilisé un effectif de neuf gendarmes des brigades d'Ensisheim, Blodelsheim et Rouffach.

Jean Delage

samedi, septembre 30, 2006

MAM-e dépôt de bilan

Après Oris à Guebwiller, C'est au tour de l'entreprise MAM-e à Ensisheim de déposer le bilan.
Le directeur général du groupe Monsieur Riva (en Italie) s'est enfin décidé à venir à Ensisheim annoncer la nouvelle aux salariés.
Depuis quelques temps, les salariés étaient inquiets. Les nouvelles machines n'arrivaient pas, l'entreprise avait des difficultés à payer les salaires, bref des signes qui ne laissaient rien présager de bon.
Cependant, l'entreprise avaient recruté de nouveaux employés, l'ANPE avait encore une offre de 60 emplois il y a environ quinze jours, et surtout, le carnet de commandes était bien rempli. De quoi se poser des questions !
Les difficultés de l'entreprise seraient dues à des clients mauvais payeurs.
Hors, il semblerait qu'à la tête de cette autre entreprise redevable de la somme de 400 000 euros se trouve devinez qui ? Monsieur Riva !!!
Bizarre me direz-vous !
Les trois déléguées syndicales (FO, CGT et CFDT) se questionnent sur le devenir de l'entreprise et espèrent qu'il sera possible de la sauver en partie.
Mardi l'affaire passera au tribunal de Colmar.
En attendant le verdict, les employés sont décidés à ne pas baisser les bras, et ils surveillent le matériel de peur qu'on ne vienne le déménager durant le week-end.

Le Parti Socialiste du Haut-Rhin et tout particulièrement la Section d'Ensisheim soutiennent les employés et leurs familles dans ce combat.

Corinne Degeorges. Secrétaire de Section PS Ensisheim


Le communiqué de presse ci-dessous a été publié aujourd'hui dans les DNA et l'Alsace.
Catherine Hoffarth, la première secrétaire fédérale, a réagi hier au nom du PS Haut-Rhinois ainsi que la section socialiste d'Ensisheim à l'annonce du dépôt de bilan de la société MAM-E.
"L'implantation de cette entreprise parmi d'autres avait pour but de redynamiser l'emploi dans le bassin potassique. Malgré 208 000 euros de suventions publiques attribuées à MAM-E lors du rachat de la société MITSUI, puis la reprise en juillet dernier par une société suisse envisageant d'investir massivement, ce sont aujourd'hui 172 emplois qui sont gravement menacés.
Le Parti Socialiste déplore cette situation et assure les salariés et leurs familles de son soutien dans ce difficile combat.
Force est de constater que la circonscription de Guebwiller est durement touchée par la fermeture de plusieurs entreprises.
Thouvale à Fessenheim, Dalthiméthal à Cernay, Oris à Soultz, Cadence innovation à Burnhaupt ..., aujourd'hui MAM-E à Ensisheim : Ce sont plus de 700 emplois qui risquent de disparaître en quelques semaines ... sans compter les incertitudes qui planant sur Peugeot-Citroên et leurs sous-traitants...
Combien d'emplois supprimés devrons-nous encore déplorer ?

mercredi, septembre 27, 2006

Forum sur les précarités en France

Un débat citoyen et politique réunissant tous les partis de gauche aura lieu

vendredi 29 septembre à 19h30
Espace Léo Lagrange à Wittenheim


Catherine Hoffarth, Première Secrétaire Fédérale du Haut-Rhin interviendra pour le Parti Socialiste.


Venez nombreux dialoguer et interpeller les Partis de gauche en direct

vendredi, septembre 22, 2006

L'Ecomusée d'Ungersheim

Les élus socialistes de notre région s'insurgent contre le sort réservé à l'Ecomusée d'Ungersheim. Ils accusent la région et le département à travers ce communiqué de presse.
La section d'Ensisheim soutien cette initiative de nos élus.

Conférence de presse des élus socialistes de la Région Alsace sur le dossier de l'Ecomusée d'Ungersheim :
Nous accusons !

Nous accusons la Région et le Département de n’avoir jamais compris la valeur réelle de l’Ecomusée, son caractère authentique, la richesse révélée de notre patrimoine alsacien, le témoignage irremplaçable et vivant de ses prestations.
Nous accusons la Région et le Département de n’avoir pas voulu mettre les moyens, depuis le départ, pour que vive un musée unique en France, qui allie culture, recherche scientifique, mémoire de notre passé et beauté de son site. Nous accusons la Région et le Département de laisser se décomposer l’EMA en voulant transfuser sa notoriété et ses potentialités au Bioscope pour masquer l’échec cuisant de ce dernier.
En voulant associer ces 2 entités, on veut saigner l’EMA pour requinquer le Bioscope.
Quand on pense que ces 2 collectivités ont mis chacune 45 M d’ € pour le Bioscope, (en tout : 90 M € !) et qu’elles ont toujours refusé d’accompagner, comme il est naturel de le faire pour des musées, le fonctionnement de celui-ci, à raison de 20 % du total, il y a de quoi se révolter !
Le Bioscope ne doit pas devenir un parasite de l’EMA, ce qui le laisserait exsangue…
Enfin, Nous accusons la Région et le Département d’avoir caché les résultats de l’étude sur la situation de l’Ecomusée. Nous les accusons de ne les avoir pas communiqués aux élus, parce que cela ne les arrangeait pas !
Nous les accusons d’avoir demandé des modifications à cette 1ère mouture. Nous en voulons pour preuve les 2 versions dont les commentaires diffèrent.